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Musée de la solitude

Carlos CASTAN / Collection Escapades

[Bio / Biblio]
Carlos Castán est né à Barcelone en Catalogne en 1960. Il est licencié en Philosophie et Lettres de l'Université Autonome ...
Derrière les vitrines du musée de Carlos Castán, on dénombre des bâtons de bergers, quelques jouets anciens, des fleurs de chardon et des roses rouges éclatant sur la neige, un vieil exemplaire Robinson Crusoé, de jeunes filles en fleurs, des gouttes de pluie, des ombres et des déguisements. Une douce mélancolie matinée d’ironie déborde le cœur des personnages dont la tendre amertume habite les trois nouvelles, la solaire Silvia et sa timide frangine, Marta, Pablo le Français qui construit patiemment son palais de dément, Arturo le brisé s’avançant dans l’obscurité. « À mon avis, un Musée de la solitude devrait plutôt se présenter sous forme d’une collection d’histoires, une grappe de récits laissant un arrière-goût de liqueur en vrac et de cendres froides après tant de nuits vides et glaciales demeurées à l’abandon derrière soi, dans la mémoire ».

À travers une écriture ample qui rappelle la prose de Julio Llamazares, le nouvelliste déploie avec brio les lieux suspendus et les émotions mêlées qui animent une humanité belle et désolée.

 


Les trois nouvelles qui composent ce livre sont le fruit d’une sélection opérée sur un recueil de nouvelles plus important, paru en espagnol sous le titre « Museo de la soledad ». Elles mettent en scène, par trois fois, des personnages qui incarnent la solitude, la mélancolie, le temps qui fuit, l’impossibilité de communiquer avec l’aimé. Tous sont habités d’une intériorité très forte qui constitue un enfermement. Chacune des rencontres ou des itinéraires que suivent les personnages ont pour théâtre des lieux suspendus, à l’écart du flux de la vie, du bruit des hommes, du quotidien et de ses vicissitudes : un train, une vieille maison dans un village reculé de montagne, un sentier enfoui sous la neige. Castan nous offre une plongée dans l'intime pulsation des dérisoires et magnifiques mortels que nous sommes.
Isbn : 978-2-362240-08-9
Prix : €12.00
Auteur : Carlos CASTAN
Genre : Nouvelles - traduites du castillan
12x21 cm / 96 pages
/ parution : 03 Mars 2011

Lettre de Pierre Bergougnioux, mars 2011

A ceux qui apprécient le grand écrivain français et qui hésitent encore à se jeter sur le Musée de la solitude, voici les quelques mots qu'il a adressés à son ami espistolaire Sergi Javaloyes, directeur de la collection "Escapades" :

 

PierreBergougnoux

 

 

Musée de la solitude, Télérama.fr, mars 2011

"Musée de la solitude" : prenez votre billet, tout de suite !

« En nous quittant, sur le quai de la gare, la vie réelle nous reçut de façon glaciale, entourés d’enfants et de valises, c’était à nouveau l’hiver ; je voulus la regarder dans les yeux et prononcer avec gravité, en sentant chacune des lettres au fond de moi, un “Adieu, Marta” qui pût superbement demeurer dans sa mémoire, comme un de ces instants qu’on n’oublie ensuite jamais sur l’album de sa vie, celui dont les pages pourraient un jour passer à toute vitesse dans sa tête si sa voiture venait à faire quatre tonneaux… »
Je ne vous donne pas la suite. Evidemment. La chute est inattendue (brillante !), comme il se doit dans une nouvelle.
Parlons donc « nouvelles ». Ce genre qui me plaît de + en +.
Une histoire et du style : et c’est parti, en route pour l’aventure !
L’auteur de ces lignes est pour la première fois traduit en français (par Serge Mestre).
Il est nouvelliste, et encore nouvelliste, rien que nouvelliste.
Son nom : Carlos Castan. Il est espagnol.
Le titre du recueil : Musée de la solitude. (Joli, non ?)
L’éditeur : Atelier In8. Collection : Escapades.
Escapades, une « nouvelle » collection dédiée aux langues « d’ailleurs ».
Le Musée de la solitude, c’est trois histoires. Voyage retour (vous en avez lu quelques lignes plus haut), Parfum d’obscur et Vague de froid.
Carlos Castan, même s’il écrit « court », donne de l’amplitude à ses phrases. Il nous fait entrer en douceur dans une sarabande mélancolique.
A suivre de très près !
A tous (sauf les bandits & cie) : mon salut !
Martine Laval