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La Voie ferrée

Olivier DECK / Collection In Situ

[Bio / Biblio]
Né à Pau en 1962, écrivain, poète, peintre, musicien, l’œuvre polymorphe de ce béarnais installé dans les Landes, se construit ...
Pendant des années, Gaspar et son cheval ont travaillé à l’entretien de la voie ferrée qui traverse le haut pays, avant qu’elle ne soit abandonnée. Il n’y a plus que les troupeaux, là-haut. Et Gaspar. Et son vieux cheval. Des hommes des services vétérinaires sont passés. Gaspar n’a pas très bien compris de quoi il s’agissait, mais il obéit. Il descend lui-même son cheval au bourg, à pied, en suivant les rails. Tous deux vont d’un bon pas, pour arriver avant que Léon ne ferme la boutique. Léon, c’est le boucher.

Aussi inclus dans le COFFRET - Travelling.

Sa vie, Gaspar l’a passée sur les hauts plateaux. Aidé de son cheval, il s’employait à l’entretien de la voie ferrée, seul cordon qui reliait ces endroits reculés au reste du monde. Ces terres progressivement désertées retournent à la friche, les habitants étant partis petit à petit pour la ville. Et ce jour-là, Gaspar doit amener son vieux canasson au bourg d’en-bas. C’est le long de la voie ferrée qu’on voit s’éloigner leurs deux silhouettes, côte à côte. Pour la dernière fois, car le simple des hauts plateaux reviendra seul. C’est prévu, c’est ainsi. Olivier Deck a construit un texte d’une simplicité bouleversante. La candeur du simple d’esprit s’accorde parfaitement à la naïveté pastorale de ces paysages de montagne, dont la beauté brute est d’autant plus évidente qu’elle fait l’économie des fantaisies bucoliques et des douceurs agrestes généralement évoquées.
Isbn : 978-2-916159-75-1
Prix : €4.00
Auteur : Olivier DECK
Genre : Nouvelle
15x21 cm / 32 pages
/ parution : Septembre 2009

La voie ferrée, La Lettrine.com


Moi, je crois au coup de foudre, celui qui d’un coup d’œil vous fait aussitôt chavirer. Vous sentez que c’est lui. Immédiatement. Ce soir, je suis troublée par un certain Olivier Deck, auteur d’une nouvelle délicieuse et infiniment triste : La voie ferrée. Dès les premières lignes, je suis envoûtée par cette écriture poétique qui m’emmène loin de chez moi. (...)
La voie ferrée est une magnifique nouvelle, mélancolique, sur l’absurdité de l’administration et des décideurs, l’amitié et l’attachement aux racines. Ce court texte évoque notre société, la perte des repères, la disparition d’une certaine culture, celle de la terre. En quelques pages seulement, Olivier Deck est parvenu à m’émouvoir, à la fois par son texte plein de sagesse et par son écriture.