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Servir l'oubli

Philippe MOTTA / Collection Noire

[Bio / Biblio]
Philippe Motta est né à Toulouse il y a juste cinquante ans et sa passion pour l'écriture a le même ...

Dans une ville comme il y en a tant, nuit après nuit, Jack traque le fait divers pour un quotidien local. Et puis un soir, il renifle autre chose... Le fait divers cache un fait d'hier qui remonte à la surface avec ses racines pourries, son présent vaseux et ses pouvoirs tentaculaires.
C'est la lente et implacable désillusion d'un Pulitzer de province qui va passer sa ville au rabot parce qu'on lui demande d'oublier sa soirée. Il va apprendre comment enfouir l'Histoire en écrivant l'actualité. Comment les villes et les journaux se sont fait avaler par des intérêts dont ils sont devenus le produit. Comment ceux qui tirent les ficelles prospèrent en s'appuyant sur notre renoncement et pourquoi notre propension à l'oubli offre à ces puissants plus de garanties que les verrous, pourtant démontables, de leur propre système...
Celui qui abdique ne sert pas seulement l'oubli !


Deux journalistes spécialisés dans les faits divers vont s’associer et dénoncer la mainmise de gros groupes industriels sur la gestion de l’eau de la ville.
Isbn : 978-2-916159-59-1
Prix : €22.00
Auteur : Philippe MOTTA
Genre : Polar
16x24 cm / 304 pages
/ parution : Octobre 2008

Servir l’oubli, Midi Libre, novembre 2008

Un style d’écriture, célinien, sons le mot, et, comme il s’agit de journalisme, avec des fulgurances qui lorgnent un côté de San Antonio (...) il y a, dans ce livre, des notes burlesques et une épaisse noirceur.

Servir l’oubli, 20 Minutes Toulouse, novembre 2008

Description des personnages à la San Antonio, style incisif qui allie humour et ironie. Servir l'oubli, le premier roman de Philippe Motta, plonge dans l'univers de deux journalistes spécialistes des faits-divers. Ces rédacteurs vont au final unir leurs plumes pour décortiquer le fonctionnement d'une ville, où les politiques, au nom de leurs propres intérêts, ont bradé les « bijoux de famille » des contribuables de la commune : eaux, parking, cantine, etc.

Servir l’oubli, La Dépêche, novembre 2008

Dans cette fiction au ton goguenard, située à Vilroz, le journaliste part d'un accident de voiture mortel pour raconter finalement la mainmise des grands groupes industriels sur la gestion de l'eau (et autres services publics).
« Je n'ai pas écrit un livre à clés, plutôt un livre à serrures, rigole Philippe Motta. Je ne voulais pas spécifiquement parler de Toulouse. La Vilroz que j'évoque pourrait tout aussi bien être Lille ou Cherbourg. Il y a juste quelques clins d'œil ».
Pour démêler le vrai du faux, l'auteur plonge dans le marigot Jack Ethic, un journaliste « un peu naïf, désinvolte, détaché mais pas idiot, précise son créateur, quelqu'un qui se laisse encore surprendre par la vie, par des choses qu'il n'imaginait pas, par toute cette noirceur qu'il y a autour ».
Dans « Servir l'oubli », l'intrigue est secondaire, Philippe Motta privilégiant l'ambiance et le style, assez débridé.
« Un polar, c'est un truc avec un policier qui enquête, un mort, une solution au bout. Je préfère les romans noirs, l'atmosphère. Mon inspiration vient d'Audiard, de San Antonio, d'ADG, de ceux qui manient l'argot, cette langue qui permet de prendre des distances. Les auteurs français qui se prennent pour des Américains, ça me fatigue un peu ».