Newsletter
Rechercher
Tango Parano

Hervé LE CORRE / Collection Noire

[Bio / Biblio]
Passionné de lecture et amoureux des lettres qu’il enseigne toujours dans la banlieue bordelaise, il ne franchit le pas de ...
Vous savez danser le tango ?
C’est une danse enjôleuse, câline, aux pas précis, aux renversements vertigineux, aux face-à-face redoutables, aux étreintes affolantes.
Deux brutes des Services Spéciaux, qui avaient sur les bras l’encombrant cadavre d’une jeune femme sacrifiée par une secte, m’ont initié à cette trouble chorégraphie. Et j’ai failli y laisser ce qu’il me restait de raison.
Je végétais parmi les décombres de ma vie, herbe folle agitée par des vents capricieux.
L’esprit en vrac, pour parler vite : j’ai du mal, depuis une certaine tragédie qui m’a dévasté il y a quelques années, à faire la part du vrai et du faux, du réel et de l’imaginaire. Je confonds, je crois entendre, je parle à mes visions, en proie à des extravagances mentales.
Il n’empêche, quelques pas de danse, ça ne se refuse pas quand on fait tapisserie dans un studio misérable.
Alors, je me suis lancé sur la piste.
Une femme m’a tendu les bras, puis la musique s’est emballée, les lumières se sont éteintes, des coups de feu ont retenti et on a commencé à ramasser les cadavres.
J’ai eu du mal à m’y reconnaître, dans mon état.
Le tango ? Sait-on jamais avec qui on le danse ? Qui a écrit la partition ? Qui la joue ?
Méfiance…
Tango, parano. Ça rime à quoi ?

Vallès, un ex-flic mis au vert après avoir pété les plombs, est contacté par les services spéciaux pour tirer au clair le meurtre d’une jeune Bordelaise de bonne famille.
Isbn : 978-2-916159-08-8
Prix : €19.00
Auteur : Hervé LE CORRE
Genre : Polar
16x24 cm / 272 pages
/ parution : Septembre 2005

Tango Parano, Sud Ouest dimanche, novembre 2005

La raison du plus fou.
Question ruptures de câbles, Hervé Le Corre fait dans la superproduction. (...) Quand le héros de Christophe Vergnaud parle en argot, celui de Hervé Le Corre manie le passé simple et l’imparfait du subjonctif. Au final, la cause est entendue, la raison du plus fou est toujours la meilleure. (...) Bravo, l’artiste.

Tango Parano, Lettres d’Aquitaine, février 2006

(...) un individu étonnant, mélange d’assurance généreuse et bornée, donnant aux manifestations du monde qui l’entoure les interprétations de préférence les plus loufoques, empreint de donquichottisme ; s’y ajoute une pincée de la faconde de Cyrano de Bergerac... On s’amuse beaucoup aux aventures de notre héros, avec ses côtés farces ; mais le coup de patte de notre auteur n’est jamais loin pour décrire au détour d’une phrase Bordeaux, théâtre des exploits burlesques de Vallès, mais aussi « ville si douce et si paisible où il ne devrait être autorisé que de mourir d’ennui ». Cette sotie de roman policier s’inscrit de manière très réussie dans la lignée des polars consacrés tant au monde de la folie (les romans de Mendoza et Bacchanale au cabanon de Jonathan Latimer) qu’à celui des sectes (Que d’os de Manchette). C’est dire le parrainage.