Newsletter
Rechercher
Le Bar parfait

Jean-Bernard POUY / Collection polaroid

[Bio / Biblio]
Jean-Bernard Pouy, né en 1946, auteur de plus de  soixante-dix romans noirs (dont onze à la Série Noire) et d’une ...
Un marathonien du Blanc hante  les rues de Paris à la recherche du bistrot parfait. Celui qui proposera mieux que Cabernet ou Sauvignon. Les établissements se succèdent et ne se ressemblent pas. Dans sa quête, il utilise un jeu de Monopoly et découvre ainsi des quartiers qu’il avait jusque-là négligés. Pendant ce temps, un groupe de tueurs prépare une descente dans un vieux rade.

Le Bar parfait est une balade au pays de l’alcool chaleureux, des éblouissements autour du zinc, des ivresses des arrières-salles enfumées. On marche dans la lumière sourde des bar-tabacs en compagnie d’un narrateur qui ressemble terriblement à un Jean-Bernard Pouy.


Jean Bernard Pouy propose avec ce livre une virée dans Paris, son but étant de dénicher le bar parfait. Celui qui affiche, évidemment, un zinc impeccable, une musique en sourdine, le Parisien du jour, une pyramide d’oeufs durs plus ou moins anciens et un morceau d'Emmenthal. Mais le plus important, c'est la qualité du pinard. Notre marathonien du Blanc, sosie de l'auteur, hante les rues à la recherche du bistrot idoine. Celui qui proposera mieux que Cabernet ou Sauvignon. Les établissements se succèdent et ne se ressemblent pas. Certains cafetiers citent la mauvaise marque de Blanc, d'autres bars abritent des matamores qui commandent un 51 en précisant que deux 51, ça fera 102. D'autres aussi qui ont remplacé les avis du genre « Un breton sans beurre, c'est un breton qui meurt » par « Interdiction de fumer ». Notre homme côtoie le petit monde du troquet: banquiers avec ordis, fans d'évolutions atmosphériques, aficionados des Martini mais jamais des Rossi, anglaise lettrée spécialiste de l'Aveyron.
Isbn : 978-2-36224-009-6
Prix : €11.00
Auteur : Jean-Bernard POUY
Genre : novella noire
12x21 cm / 76 pages
/ parution : 8 septembre 2011

Le Bar Parfait, Emancipation, novembre 2011

1000 signes, pas plus, titre et signature exclus
On the zinc again
Blanc sur rouge, rien ne bouge. Rouge sur blanc, tout fout le camp. Une sentence que notre héros - celui de Pouy dans Le Bar parfait (Editions Atelier In8) - aurait mieux fait de graver sur le zinc. Un héros qui soffusque qu'on lui offre un muscadet mais qui tient les blancs sucrés comme une horreur, autant prendre du Doliprane avec, est un buveur compliqué. Non seulement il cherche le bar parfait maus il souhaite que les biturins qui l'accompagnent aient une conversation autrement plus digne que celle d'un secrétaire d'Etat du verre à pied ou un wikipédien de base. Pour corser le cocktail, il monopolise sa recherche du Boulevard de Belleville à la rue de la Paix à la poursuite du blanc idéal. Cédant à la pression du Beaujolais, notre buveur patenté va regretter son lever de coude. L'ivresse a-t-elle une couleur ?
Incolable sur tout ce qui peut s'avaler en matière de liquide, l'ivrogne connait-il le Quinquin* ? Comme quoi, on peut boire de tout sans tout connaître... ET PIS C'EST TOUT !

François Braud, L'émancipation syndicale et pédagogique, 12/11/2011
* Quinquin : mélange de pastis et de sirop de fraise

Le Bar parfait, noircommepolar, septembre 2011

Parce que "boire ne se résume pas à avaler du liquide" et parce qu'il y en a assez d'arpenter Paris à la recherche du rade accueillant, il est temps de trouver le bar parfait. Pas trop loin de chez soi, un zinc, des œufs durs, de la musique en sourdine, un barman compréhensif, des comparses. Parler ou lire en paix, avoir chaud, sentir l'ivresse s'installer tranquillement, et pouvoir compter sur de la bonne bibine. Autre chose que du Muscadet ou du Sauvignon. "Quand même pas la mer à boire, merde !" Alors arpenter la ville, jusque dans les quartiers habituellement négligés, aligner les visites zigzaguant au gré du parcours arbitrairement tracé par ce plateau de Monopoly acheté dans la rue et transformé en jeu de "l'oie bourrée". Un "Monopocuite" qui égraine trouvailles, déconvenues, brèves de comptoir, spleen d'arrières salles et délits de boissons du petit monde encore enfumé des bars, bistrots, buvettes, cafés, troquets et autres brasseries peuplé d'irréductibles buveurs comme on les aime. L'intrigue policière du mauvais coup qui se prépare en parallèle comme un prétexte. Une novella gouleyante pleine de (petits) blancs (secs), de chaleur et de nostalgie, synthèse littéraire de la quête éthylique (sans fin) d'un narrateur -marathonien des comptoirs qui ressemble à s'y méprendre à l'auteur- qui ne s'arrête pas à la première gorgée, lui.

Clémentine Thiebault

www.noircommepolar.com

Le Bar parfait, Biblioblog, novembre 2011

Rien de pire pour notre narrateur que d'entrer dans un bar à une heure raisonnable (11 heures du matin) pour s'enfiler le premier petit blanc de la journée et de se voir proposer un Muscadet ou un Sauvignon. Sans rire, c'est à pleurer un troquet qui n'a même pas à offrir un Mâcon ou un Mercurey ! Ni une ni deux, notre homme se met alors en quête du bar parfait.

Mais qu'est-ce qu'un bar parfait ? Bien sûr, on retient dans les premiers critères la qualité de la marchandise : des bons crus, du vin à température et pas de ces pichets aux provenances douteuses. Mais la perfection va bien au-delà du breuvage. Il faut aussi un décor, une ambiance. Exit le barman trop envahissant, les clients lourdingues, les musiques criardes, etc. La quête du bar parfait serait-elle aussi difficile que celle du Graal ? Sans doute, d'autant que le narrateur espérant trouver cette perle rare dans la capitale française, une vie seule ne suffirait peut-être pas à faire le tour des bars de la ville. Or, il n'a que ses trois jours de RTT pour parvenir à ses fins. C'est donc aidé d'un jeu de Monopoly que notre homme se lance son périple : Gare du Nord, Belleville, Rue de la Paix, les rues emblématiques défilent, le taux d'alcoolémie augmente, mais l'objet de son désir reste introuvable. Et puisque c'est Pouy qui est aux commandes, vous n’échapperez pas non plus à une petite virée du côté des malfrats qui en parallèle tentent de mener à bien le contrat pour lequel ils ont été embauchés. Évidemment, les deux récits vont s'entrechoquer, non sans mal, et c'est peut-être au violon que notre narrateur trouvera ce qu'il cherchait désespérément.
Jean-Bernard Pouy s'offre ici une récréation alcoolisée très agréable. Bien sûr, le corps pourrait être un peu plus charpenté et le goût plus long en bouche, mais il ne faut bouder son plaisir et cette visite guidée de Paris est assez finement menée. Tous ceux qui aiment traîner leurs godillots dans les salles de cafés reconnaîtront sans mal quelques situations et s'amuseront des déboires du narrateurs. Quant aux amateurs de vin, ils devraient apprécier cette virée œnologique.

Du même auteur : 1280 âmes, Liliane fais les valises

Laurence

www.biblioblog.fr

Le Bar parfait, Emancipation, octobre 2011

On the zinc again

Blanc sur rouge, rien ne bouge. Rouge sur blanc tout fout le camp. Une sentence que notre héros – celui de Pouy dans Le Bar parfait (Éditions atelier in8) – aurait mieux fait de graver sur le zinc. Un héros qui s’offusque qu’on lui offre un muscadet mais qui tient les blancs sucrés comme une horreur, autant prendre du Doliprane avec est un buveur compliqué. Non seulement il cherche le bar parfait mais il souhaite que les biturins qui l’accompagnent aient une conversation autrement plus digne que celle d’un secrétaire d’état du verre à pied ou du wikipédien de base. Pour corser le cocktail, il monopolise sa recherche du boulevard de Belleville à la rue de la paix à la poursuite du blanc idéal. Cédant à la pression du Beaujolais, notre buveur patenté va regretter son lever de coude. L’ivresse a-t-elle une couleur ?
Incollable sur tout ce qui peut s’avaler en matière de liquide, l’ivrogne connaît-il le Quinquin * ? Comme quoi, on peut boire de tout sans tout connaître…. ET PIS C’EST TOUT !

* mélange de pastis et de sirop de fraise

François Braud, Emancipation

 

Le Bar parfait, Ipernity, septembre 2011

"Boire ne se résume pas à avaler du liquide. Ca consiste à parler avec le buveur d'à côté. Ne pas être dérangé par un barman problématique. Avoir chaud. Sentir l'ivresse s'installer tranquillement. Ne pas devenir sourdingue à cause de la musique. Pouvoir lire en paix. Et compter sur de la bonne bibine. C'est quand même pas la mer à boire, merde."
Amis buveurs, amis traineux, voici un petit livre qui se savoure comme un Saint-Aubin de Luigné, golayant comme un Savennière.
Le narrateur aime le blanc sec. Il décide de parcourir les différentes cases du Monopoly (renonmé le Monopolecuite) à la recherche du bar parfait. Un livre chaleureux, d'une grande humanité. Soixante page qu'on boit comme du petit lait (merde ! plutôt du Mercurey blanc) le sourire au lèvres et parfois même avec un grand éclat de rire.
Ne manque que les images. Voilà bien un bouquin qui appelle des illustartions. Amis buveurs, traineux et photographe, à toi de jouer !
Voici la mienne (au Cercle Saint-Aubin, société de boule de fort aux Ponts de Cé)

www.ipernity.com/blog/190882/346887