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Arrêtez d'arrêter

Francis MIZIO / Collection porte à côté

[Bio / Biblio]
Francis Mizio croit que la littérature peut être drôle en restant sérieuse ; il a bien raison. Il a donc ...
J’avais toujours été un citoyen exemplaire, soucieux de participer au maintien de ce monde de progrès : je m’acquittais de mes devoirs, j’effectuais mes rondes bénévoles obligatoires, je participais aux réunions de vie civile et à toutes les tâches et activités recommandées fortement par les divers coachs affectés au bloc, telles les séances de motivation productivistes et consuméristes. Je m’étais toujours senti concerné par l’intérêt de vivre dans un pays propre et sain pour le bénéfice de tous, et ce, dans une perspective de développement durable écobiopolitique. Dans ce cadre, l’ordre et les contraintes inhérentes à la vie sociale ne m’avaient même jamais effrayé : j’en avais toujours su l’impérative nécessité pour que soit possible un harmonieux “vivre ensemble”.
Mais, un soir, on m’a fait lire un prospectus vantant le stage de réappropriation tabagique.

aussi inclus dans le COFFRET - Des plumes et du goudron.

Isbn : 978-2-916159-64-5
Prix : €4.00
Auteur : Francis MIZIO
Genre : Nouvelle
11x17 cm / 32 pages
/ parution : Septembre 2008

Arrêtez d'arrêter, Polarmania, août 2011

Dans un futur proche, le fait d’avoir été (avant son interdiction, bien sûr) abonné à 50 millions de consommateurs sera considéré comme le signe d’un caractère rebelle, à surveiller. Pas question de faire quoi que ce soit qui déplaise à l’Hygiéniste municipal, au Prêcheur sportif ou au Chef de Bloc ! Manquerait plus que ça. On ne rigole plus ! Le merchandising est enseigné en maternelle, le « bureau de développement des heures supplémentaires » dispose de son milicien et de son évangéliste, on peut être élu « employé du mois » lorsque l’on n’a pas pris de congés depuis plus de 2 ans… Alors évidemment, lorsque l’on vous propose de participer à un stage subversif que « paraît-il, des gens suivraient », on est un peu perplexe. C’est tellement osé ! Retrouver le goût du tabac grâce à un « stage de réappropriation tabagique » ? C’est interdit et puis, le tabac, c’est comme les bonbons et les salaisons : faut se les procurer chez l’Africain, au marché noir, et c’est coton…Pour rire et réfléchir sur les travers du monde, une vingtaine de pages d’humour grinçant.

Arrêtez d'arrêter, deslivresdelivrent.over-blog.com, novembre 2010

Grainedananar vous avait déjà fait part de sa rencontre avec Muriel d'Esprit Nomade, dont elle avait découvert la délicieuse existence à la fin du mois d'aôut. Maintenant, Grainedananar va chaque mardi au marché se procurer quelques poireaux et pommes de terre, mais revient surtout avec quelques nourritures célestes dans le panier. Car c'est pas au stand d'Esprit Nomade qu'on trouvera des navets ! Mardi dernier, c'est avec ce petit livre de 27 pages qu'elle est rentrée à la maison. Encore un texte frappeur, de la trempe des grandes petites nouvelles comme celles publiées récemment sur le blog, Matin Brun de F.PAVLOFF, largement connue et celle plus énigmatique, en tout cas confidentielle, de Brice CHELANT, Antisocial 2015. Des nouvelles d'anticipation ? Des nouvelles hyper réalistes, juste un peu en avance sur l'enfumage politique, économique et social régnant, qui tirent jusqu'au bout  les taffes qui déjà nous intoxiquent, certains même sans avoir jamais fumé une tige. Je ne vous en dirai pas plus que le 4ème de couverture. Le lire en entier vous en coûtera 4 euros aux Editions de l'Atelier In8, coll. La porte à côté.

Arrêtez d'arrêter, Nouvel Observateur, avril 2009

Au risque d'être accusé de «publicité, directe ou indirecte» pour un produit toxique qui, en plus d'incommoder votre voisinage, «tue», «nuit gravement à votre santé» et «contient du benzène, des nitrosamines, du formaldéhyde et du cyanure d'hydrogène», il est grand temps de recommander la lecture d'un petit coffret contenant «quatre histoires de clope», intitulé "Des plumes et du goudron" (éd. Atelier in 8). Y figure notamment une nouvelle de Francis Mizio qui, comme le savent ceux qui ont suivi son blog Vis comica, est à la fois un des plus drôles et des plus anxiogènes de nos écrivains contemporains. Dans "Arrêtez d'arrêter" (4 euros, moins cher qu'un paquet de Chesterfield), après «les réunions de vie civile» et «l'assemblée de la cellule écologique», un personnage suit dans la plus grande clandestinité un «stage d'aide à la réappropriation tabagique». Grâce au ciel, et aux hommes, les caméras de surveillance surveillent. C'est, enfin débarrassé du Fléau, le meilleur des mondes comme si vous y étiez.