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On ne peut pas continuer comme ça

Anne-Marie GARAT / Collection porte à côté

[Bio / Biblio]
Anne-Marie Garat a fait ses études à Bordeaux et à Paris en lettres et cinéma. Elle enseigne le cinéma et ...
Une escapade : les Landes de Gascogne ne sont jamais trop loin… Un arrêt, une rencontre, rapidement la descente en forêt trouble nous transporte au cœur d’un drame dont nul ne devine l’ampleur. Ici, rien ne semble avoir changé, bougé. Immobiles, les pins par milliers, le sable, le ruisseau caché abritent une énigme qu’il vous faudra trouver et comprendre. Comprendre surtout.

Une station-service en pleine forêt landaise. Un quadra rencontre un vieux bonhomme qui refuse de solder son coin de paradis.
Isbn : 978-2-916159-13-4
Prix : €5.00
Auteur : Anne-Marie GARAT
Genre : Nouvelle
11x17 cm / 40 pages
/ parution : Mai 2006

On ne peut pas, Polarmania, août 2011

Le récit commence par une petite phrase dans le genre de celles qui ont le pouvoir de m’accrocher. « Pourquoi, ce matin-là, ai-je pris cette petite route, au lieu de la nationale ? » Chaque jour qui passe, on prend une quantité incalculable de décisions comme celle-là, sans même y penser, qui peuvent – et vont forcément- tout changer. Un matin d’automne, un automobiliste décide de dévier sa route et, en pleine campagne, s’arrête sur un panneau « À vendre ». Une station-service, enfin ce qu’il en reste depuis que la clientèle l’a désertée au profit de la station de la nationale. Et s’il l’achetait, cette bicoque isolée, pour y passer ses week-ends ?Je ne raconte pas l’histoire, elle est originale et belle. En une trentaine de pages, Anne-Marie Garat plante un décor et une ambiance de manière exceptionnelle. Les dialogues, sobres, sonnent très vrai, notamment dans la bouche du vieux Jo, le propriétaire des lieux, qui se révèle être un vendeur hors-pair : « C’est que vous voudriez des petits agréments, en plus, hein. Des petites choses. » Je les ai vus en lisant, ces « petits agréments », « ces petites choses » et c’est tout le plaisir de lecture qui va avec : quelques lignes suffisent à l’auteur pour restituer un univers. J’y étais…Un texte particulièrement réussi. 

On ne peux pas continuer comme ça, France Inter, juin 2006

Un couple se dispute, nuit blanche, porte qui claque. « Pourquoi ce matin là ai-je pris cette petite route au lieu de la nationale ? », se demande l’homme. On se pose souvent ce genre de questions lorsque quelque chose d’important et de fortuit survient dans une vie. Au bord de la route, une station essence, un vieux panneau accroché à la pompe sur lequel il est écrit « A vendre » . L’endroit n’a rien d’exceptionnel, le propriétaire non plus, il est plutôt rogue. Tout de même, un coin bien à soi, un refuge personnel où personne ne viendrait vous enquiquiner, c’est tentant. Et puis la vue sur la forêt landaise, la colonnade mélancolique des grands pins, ça fait envie. La suite, vous vous en doutez, ne sera en rien celle que l’on attend.
Patricia Martin