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On ne tire pas sur une ambulance

Francis MIZIO / Collection Quelqu'un m'a dit

[Bio / Biblio]
Francis Mizio croit que la littérature peut être drôle en restant sérieuse ; il a bien raison. Il a donc ...

22 décembre 2012. Seb, Phil et Jim sablent le champagne. Depuis le balcon du Négresco, ils contemplent la mer étale. Baignées par une lumière douce, les rues de Nice sont désertes et silencieuses, à peine un chien qui erre ça ou là : tout est normal. Voilà des mois que la population s’est réfugiée au nord de la Loire, sauf une poignée d’irréductibles, les Sceptiques, parmi lesquels nos trois compères. L’Apocalypse n’aura donc pas lieu ?

 

"On ne tire pas sur une ambulance", des mots de Françoise Giroud à Jacques Chaban-Delmas lors de la campagne présidentielle de 1974.


Décembre 2012. La ville de Nice, la si courue Côte d’azur sont désertées. Plus d’habitants, plus de voitures… Les grands hôtels fastueux sont ouverts, laissés à l’abandon… Pour autant, tout est calme. Et pour cause, l’apocalypse tarde à venir ! Quelques individus sont repérables, tout de même, ça et là, qui courent la ville à la recherche de bougies ou de médicaments. Dès les premières pages, Mizio plante cet étonnant décor. Trois personnages bien campés, d'alertes trentenaires qui gardent les pieds sur terre et le sens de l'humour, nous serviront de guides. Un texte noir qui constitue, grâce à l'atmosphère décadente, la causticité et le tempo, enlevé, une lecture réjouissante.
Isbn : 978-2-916159-95-9
Prix : €8.87
Auteur : Francis MIZIO
Genre : nouvelle / anticipation sociale
13x21 cm / 72 pages
/ parution : 13 janvier 2011

On ne tire pas, Aqui, mars 2011

Pour lancer sa collection de nouvelles de science-fiction, Quelqu'un m'a dit, la maison d'édition béarnaise In8 a fait appel à un phœnix du genre : Francis Mizio. Un auteur compulsif issu des concours de nouvelles, un pro de l'humour noir qui aujourd'hui a pratiquement raccroché les gants. « Le flamant rose est un peu flapi... , s'amuse-t-il. Peut-être que le livre c'est fini. J'ai très bien gagné ma vie, aujourd'hui les bouquins ne se vendent plus, c'est la misère, un vrai truc d'artiste ! » C'est dans le jus de poulpe qu'il a fait sa tambouille. " On ne tire pas sur une ambulance " est une nouvelle noire, sans blagues, une histoire grave : la fin du monde.
« J'ai une vision noire de l'humanité. » Francis Mizio
L'auteur, passionné de dramaturgie, a utilisé une trame classique. « Qui serais-tu, toi, humain de lecteur, dans une situation pareille ? » , semble nous interroger Francis Mizio. Rien ne sert de crier il n'y aura personne pour venir vous sauver. « La fin du monde sera mutique », écrit-il. Elle sera donc d'origine psychiatrique. « Un délire obsidional universel» , précise l'auteur.
L'histoire débute plutôt pas mal. Luxe, calme et volupté. Certains, « les Sceptiques », ont découvert les grands hôtels de Nice désertés et s'y sont installés. Les protagonistes font face à la Méditerranée au balcon de l'hôtel Negresco, tandis que les comparses, les foules idiotes, sont conditionnées dans dans des camps. La frousse millénariste, relayée par les médias et la parole officielle, a poussé les hordes imbéciles dans la boue des camps. « Les enfants pleuraient, grelotant dans le vent acéré du Bassin parisien » Pendant ce temps, les tenants de la pensée minoritaire se la coulent douce dans les draps de soie des hôtels de luxe. Mais pour combien de temps ?