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Les critiques

Où vont les vaisseaux maudits ?, La Lettrine, octobre 2011

Comme certains le savent, avec les années, j’aime les livres objets. Les éditions Atelier in8 proposent régulièrement de beaux coffrets de nouvelles signées par des auteurs qui méritent toujours que l’on s’y attarde. Des trains à travers la plaine est le titre du dernier coffret paru. Je suis certaine que la chanson de Bashung vous revient aussitôt en mémoire. Et précisément, pour composer ce coffret, quatre auteurs – Marie Cosnay, Jérôme Lafargue, Claude Chambard et Eric Pessan – ont eu à écrire une nouvelle autour de l’univers d’Alain Bashung.
Signalons de suite que je suis très sensible à l’artiste, à ses textes, à sa voix comme à son univers. Sa poésie mélancolique, ses rêveries ambiguës et érotiques, ses vertiges thanatiques me touchent profondément. Il me semblait risqué de proposer un voyage dans l’univers de Bashung en quelques pages seulement. Pourtant, les quatre auteurs sont parvenus, chacun avec leur style et leur histoire, à nous transporter dans leur voyage.
Ces quatre nouvelles peuvent se lire distinctement mais je vous conseille de les lire les unes à la suite des autres, car, même si elles sont très différentes, elles se lisent comme on écouterait un album. Elles forment un tout. Il y est question, à chaque fois, de sujets graves, tragiques, malsains. Les personnages, perdus, sont en quête de liberté. En vain. Le réel les rattrape. Toujours. Pourtant, le plaisir de lire ces textes ciselés, poétiques, efficaces est bien plus fort que le sentiment d’angoisse que la lecture peut engendrer. Qui éprouve gaieté et bien-être après avoir écouté Bashung ? Pourtant, on a l’impression d’avoir exorcisé un sentiment de tristesse, de peur, d’angoisse. Ces chansons, comme ces textes noirs nous arrachent de notre condition humaine. On se reconnaît en ces personnages et pourtant on les tient à distance. Ils ne sont qu’êtres de papiers.
C’est sans retenue aucune que je vous conseille ce coffret exutoire !

Anne-Sophie Demonchy

Croiser les méduses, La Lettrine, octobre 2011

Comme certains le savent, avec les années, j’aime les livres objets. Les éditions Atelier in8 proposent régulièrement de beaux coffrets de nouvelles signées par des auteurs qui méritent toujours que l’on s’y attarde. Des trains à travers la plaine est le titre du dernier coffret paru. Je suis certaine que la chanson de Bashung vous revient aussitôt en mémoire. Et précisément, pour composer ce coffret, quatre auteurs – Marie Cosnay, Jérôme Lafargue, Claude Chambard et Eric Pessan – ont eu à écrire une nouvelle autour de l’univers d’Alain Bashung.
Signalons de suite que je suis très sensible à l’artiste, à ses textes, à sa voix comme à son univers. Sa poésie mélancolique, ses rêveries ambiguës et érotiques, ses vertiges thanatiques me touchent profondément. Il me semblait risqué de proposer un voyage dans l’univers de Bashung en quelques pages seulement. Pourtant, les quatre auteurs sont parvenus, chacun avec leur style et leur histoire, à nous transporter dans leur voyage.
Ces quatre nouvelles peuvent se lire distinctement mais je vous conseille de les lire les unes à la suite des autres, car, même si elles sont très différentes, elles se lisent comme on écouterait un album. Elles forment un tout. Il y est question, à chaque fois, de sujets graves, tragiques, malsains. Les personnages, perdus, sont en quête de liberté. En vain. Le réel les rattrape. Toujours. Pourtant, le plaisir de lire ces textes ciselés, poétiques, efficaces est bien plus fort que le sentiment d’angoisse que la lecture peut engendrer. Qui éprouve gaieté et bien-être après avoir écouté Bashung ? Pourtant, on a l’impression d’avoir exorcisé un sentiment de tristesse, de peur, d’angoisse. Ces chansons, comme ces textes noirs nous arrachent de notre condition humaine. On se reconnaît en ces personnages et pourtant on les tient à distance. Ils ne sont qu’êtres de papiers.
C’est sans retenue aucune que je vous conseille ce coffret exutoire !

Anne-Sophie Demonchy

Le Bar parfait, Emancipation, octobre 2011

On the zinc again

Blanc sur rouge, rien ne bouge. Rouge sur blanc tout fout le camp. Une sentence que notre héros – celui de Pouy dans Le Bar parfait (Éditions atelier in8) – aurait mieux fait de graver sur le zinc. Un héros qui s’offusque qu’on lui offre un muscadet mais qui tient les blancs sucrés comme une horreur, autant prendre du Doliprane avec est un buveur compliqué. Non seulement il cherche le bar parfait mais il souhaite que les biturins qui l’accompagnent aient une conversation autrement plus digne que celle d’un secrétaire d’état du verre à pied ou du wikipédien de base. Pour corser le cocktail, il monopolise sa recherche du boulevard de Belleville à la rue de la paix à la poursuite du blanc idéal. Cédant à la pression du Beaujolais, notre buveur patenté va regretter son lever de coude. L’ivresse a-t-elle une couleur ?
Incollable sur tout ce qui peut s’avaler en matière de liquide, l’ivrogne connaît-il le Quinquin * ? Comme quoi, on peut boire de tout sans tout connaître…. ET PIS C’EST TOUT !

* mélange de pastis et de sirop de fraise

François Braud, Emancipation

 

Des Trains à travers la plaine, L'Express, octobre 2011

Osez Bashung!

Un collectif dédié au chanteur Alain Bashung, celui qui a inspiré le titre du dernier roman de Delphine de Vigan.

Et si l'homme de la rentrée littéraire n'était autre qu'Alain Bashung? Non content d'inspirer son titre au dernier roman de Delphine de Vigan (Rien ne s'oppose à la nuit est tiré d'Osez Joséphine), le chanteur se trouve être l'objet d'une étrange petite entreprise. Les éditions de L'Atelier In8 ont en effet proposé à quatre écrivains de lui rendre hommage, à travers des courtes (et belles) nouvelles. On retiendra Croiser les méduses, d'Eric Pessan, qui a composé une intrigue à partir des "samples" littéraires de Gaby, oh Gaby, et une évocation très personnelle de l'album Bleu Pétrole, signée Jérôme Lafargue. A lire en écoutant le CD Fantaisie militaire...
Par Baptiste Liger (L'Express)

Où vont les vaisseaux maudits ?,L'Express, octobre 2011

Osez Bashung!

Un collectif dédié au chanteur Alain Bashung, celui qui a inspiré le titre du dernier roman de Delphine de Vigan.

Et si l'homme de la rentrée littéraire n'était autre qu'Alain Bashung? Non content d'inspirer son titre au dernier roman de Delphine de Vigan (Rien ne s'oppose à la nuit est tiré d'Osez Joséphine), le chanteur se trouve être l'objet d'une étrange petite entreprise. Les éditions de L'Atelier In8 ont en effet proposé à quatre écrivains de lui rendre hommage, à travers des courtes (et belles) nouvelles. On retiendra Croiser les méduses, d'Eric Pessan, qui a composé une intrigue à partir des "samples" littéraires de Gaby, oh Gaby, et une évocation très personnelle de l'album Bleu Pétrole, signée Jérôme Lafargue. A lire en écoutant le CD Fantaisie militaire...
Par Baptiste Liger (L'Express)

Nage entre deux eaux, L'Express, octobre 2011

Osez Bashung!

Un collectif dédié au chanteur Alain Bashung, celui qui a inspiré le titre du dernier roman de Delphine de Vigan.

Et si l'homme de la rentrée littéraire n'était autre qu'Alain Bashung? Non content d'inspirer son titre au dernier roman de Delphine de Vigan (Rien ne s'oppose à la nuit est tiré d'Osez Joséphine), le chanteur se trouve être l'objet d'une étrange petite entreprise. Les éditions de L'Atelier In8 ont en effet proposé à quatre écrivains de lui rendre hommage, à travers des courtes (et belles) nouvelles. On retiendra Croiser les méduses, d'Eric Pessan, qui a composé une intrigue à partir des "samples" littéraires de Gaby, oh Gaby, et une évocation très personnelle de l'album Bleu Pétrole, signée Jérôme Lafargue. A lire en écoutant le CD Fantaisie militaire...
Par Baptiste Liger (L'Express)

Le Jour où je suis mort, L'Express, octobre 2011

Osez Bashung!

Un collectif dédié au chanteur Alain Bashung, celui qui a inspiré le titre du dernier roman de Delphine de Vigan.

Et si l'homme de la rentrée littéraire n'était autre qu'Alain Bashung? Non content d'inspirer son titre au dernier roman de Delphine de Vigan (Rien ne s'oppose à la nuit est tiré d'Osez Joséphine), le chanteur se trouve être l'objet d'une étrange petite entreprise. Les éditions de L'Atelier In8 ont en effet proposé à quatre écrivains de lui rendre hommage, à travers des courtes (et belles) nouvelles. On retiendra Croiser les méduses, d'Eric Pessan, qui a composé une intrigue à partir des "samples" littéraires de Gaby, oh Gaby, et une évocation très personnelle de l'album Bleu Pétrole, signée Jérôme Lafargue. A lire en écoutant le CD Fantaisie militaire...
Par Baptiste Liger (L'Express)

Croiser les méduses, L'Express, octobre 2011

Osez Bashung!

Un collectif dédié au chanteur Alain Bashung, celui qui a inspiré le titre du dernier roman de Delphine de Vigan.

Et si l'homme de la rentrée littéraire n'était autre qu'Alain Bashung? Non content d'inspirer son titre au dernier roman de Delphine de Vigan (Rien ne s'oppose à la nuit est tiré d'Osez Joséphine), le chanteur se trouve être l'objet d'une étrange petite entreprise. Les éditions de L'Atelier In8 ont en effet proposé à quatre écrivains de lui rendre hommage, à travers des courtes (et belles) nouvelles. On retiendra Croiser les méduses, d'Eric Pessan, qui a composé une intrigue à partir des "samples" littéraires de Gaby, oh Gaby, et une évocation très personnelle de l'album Bleu Pétrole, signée Jérôme Lafargue. A lire en écoutant le CD Fantaisie militaire...
Par Baptiste Liger (L'Express)

Plan B... pour Bonnaud - Jeudi 28 avril 2011

Ecouter l'émission, durée : 1H56 (106Mo)

Depuis belle lurette, les livres papiers ont disparu de la surface de la terre. La Loi Miziaud assimile les chercheurs à des " thésaréactionnaires " sans utilité publique. A Secrisy, les universitaires tiennent colloque et résistent toujours à l'envahisseur. Cette fois encore. le professeur Vladimir Marchet prendra sa place dans le ballet des communications.

Sa conférence ? " Les factures EDF et Pierre Boulez. du sérieux au sériel ". Pendant ce temps-là. Liliane profitera du parc ou de la plage, splendides en cette saison. Mais quelque chose ne tourne pas rond. Contrairement aux usages de la profession, les universitaires s'éclipsent sitôt leur intervention bouclée. Marchet anticipera : " Liliane, fais les valises. on rentre à Paris ".

Disponible sur Le mouv'

Musée de la solitude, Télérama.fr, mars 2011

"Musée de la solitude" : prenez votre billet, tout de suite !

« En nous quittant, sur le quai de la gare, la vie réelle nous reçut de façon glaciale, entourés d’enfants et de valises, c’était à nouveau l’hiver ; je voulus la regarder dans les yeux et prononcer avec gravité, en sentant chacune des lettres au fond de moi, un “Adieu, Marta” qui pût superbement demeurer dans sa mémoire, comme un de ces instants qu’on n’oublie ensuite jamais sur l’album de sa vie, celui dont les pages pourraient un jour passer à toute vitesse dans sa tête si sa voiture venait à faire quatre tonneaux… »
Je ne vous donne pas la suite. Evidemment. La chute est inattendue (brillante !), comme il se doit dans une nouvelle.
Parlons donc « nouvelles ». Ce genre qui me plaît de + en +.
Une histoire et du style : et c’est parti, en route pour l’aventure !
L’auteur de ces lignes est pour la première fois traduit en français (par Serge Mestre).
Il est nouvelliste, et encore nouvelliste, rien que nouvelliste.
Son nom : Carlos Castan. Il est espagnol.
Le titre du recueil : Musée de la solitude. (Joli, non ?)
L’éditeur : Atelier In8. Collection : Escapades.
Escapades, une « nouvelle » collection dédiée aux langues « d’ailleurs ».
Le Musée de la solitude, c’est trois histoires. Voyage retour (vous en avez lu quelques lignes plus haut), Parfum d’obscur et Vague de froid.
Carlos Castan, même s’il écrit « court », donne de l’amplitude à ses phrases. Il nous fait entrer en douceur dans une sarabande mélancolique.
A suivre de très près !
A tous (sauf les bandits & cie) : mon salut !
Martine Laval

Vénus Atlantica
Collection porte à côté


Emmanuelle Urien dont j’avais déjà dit beaucoup de bien pour « Tous nos petits morceaux », son dernier recueil de nouvelles sorti il y a quelques mois, réussit avec « Vénus Atlantica » une jolie nouvelle érotique. L’action se passe à Biarritz où un homme va ...

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