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Les critiques

Nage entre deux eaux, Kwalire, novembre 2011

Alain Bashung, décédé en 2009 à l'âge de 62 ans, nous laisse une œuvre en héritage et en mémoire. Une œuvre inspiratrice d'autres auteurs, comme en cette rentrée littéraire 2001.

Citons pour commencer le dernier roman de Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit tiré d'Osez Joséphine que Café littéraire reprend dans son intégralité ci-après. Le roman de Delphine de Vigan a reçu les éloges d'une partie des critiques et est très bien classé dans les ventes de la rentrée.

Café Littéraire revient sur une petite entreprise plus discrète, moins médiatique : la sortie d'un collectif dédié au chanteur disparu sous le titre Des trains à travers la plaine, un titre extrait de la chanson La nuit je mens et édité par les éditions de l'Atelier In8.

Café littéraire s'est procuré le recueil qui se présente sous la forme de 4 nouvelles imprimées dans des livrets indépendants, eux-mêmes regroupés dans un livre coffret. Une petite chose délicate qui se découvre comme une boîte de pralines et se déguste comme une infusion aux oranges amères…

Les quatre romanciers se sont inspirés très librement d'une phrase, d'un refrain ou d'une chanson d'Alain Bashung.

Honneur aux dames avec Marie Cosnay, Où vont les vaisseaux maudits ? inspiré de Angora.
L'histoire d'un homme qui se perd dans la mémoire d'une bibliothèque et de ses souvenirs, ceux d'un frère disparu, son double, son jumeau.

Jérôme Lafargue, Nage entre deux eaux inspiré de Bleu pétrole.
L'histoire d'un jeune voyou mais de bonne famille devenu chef de bande pour rompre le cordon parental. Un jeune voyou qui prépare un casse qui tourne mal.

Eric Pessan, Croiser les méduses inspiré de Oh Gaby.
Une fillette devient jeune fille et les nouvelles sensations, ses transformations, sa métamorphose se déroulent sous le regard distrait d'une mère araignée, rapidement insatisfaite de ses amants.

Claude Chambard, Le jour où je suis mort inspiré de Samuel Hall, La nuit je mens et Jamais d'autre que toi.
Un jeune garçon, livré à lui-même, raconte les sept derniers jours de sa vie, une vie brutale sans mère, partiellement, ni père, totalement. Une descente aux enfers d'une violence terrible avec un final à la Clyde sans Bonnie.


Café Littéraire, une édition www.kwalire.com

 

Nage entre deux eaux, lyvres.over-blog, décembre 2011

Quatre auteurs s'inspirent des textes d'Alain Bashung pour écrire des nouvelles. Ceux qui viennent me lire de temps en temps savent mon admiration pour cet artiste depuis son album intitulé Novice (de 1989), après le succès de Gaby. Je ne pouvais donc que lire ces textes parus chez l'Atelier In8 (que l'on peut avoir en coffret de 4 ou chacun séparément).
Le jour où je suis mort
, de Claude Chambard
, inspiré de La nuit je mens, de Samuel Hall et de Jamais d'autre que toi de Bashung est une nouvelle très inspirée des écrivains états-uniens Jim Thompson ou Steinbeck, par exemple. L'atmosphère est poussiéreuse, miséreuse, alcoolisée et religieuse. (...) L'écriture est formidable qui oscille entre phrases courtes, percutantes et d'autres beaucoup plus longues comme celle-ci : "Je rêve d'abricots & de ciboulette, de groseilles, de tisanes de serpolet, de jasmins jaunes, de tilleul, de chrysanthèmes & d'oranges sanguines qu'on m'écrase sur le visage, dont la pulpe épaisse m'étouffe, dont le jus rouge dégouline sur moi, m'ensanglante." (p.22)
Croiser les méduses
, Éric Pessan
qui sample Gaby, oh Gaby, La nuit je mens, Aucun express. Beaucoup plus onirique, une écriture que je peux qualifier de la même manière que pour la nouvelle précédente : formidable. (...) Beaucoup de poésie, de sensualité, de désir. Rien à dire de plus, à part peut-être, excellent.

Nage entre deux eaux
, de Jérôme Lafargue
qui parle de Bleu pétrole : "Je ne dirai pas que Bleu pétrole m'a sauvé, non, il faut être honnête, ce qui m'a sauvé, c'est le bruit de la dizaine de CD balancés à terre par Jed une nuit de septembre." (p.7) Un jeune homme de bonne famille raconte comment il cotoie et fait les 400 coups avec une bande de zonards. Nouvelle noire, rapide qui reprend les thèmes inhérents au genre et bien agréable à lire. (...)
Où vont les vaisseaux maudits ?,
de Marie Cosnay
qui déjà dans le titre reprend les paroles d'Angora. Très onirique, pas ancrée dans le réel, et donc assez différente des autres nouvelles. (...) Difficilement racontable, il faut se laisser porter par le rythme, l'écriture et l'histoire.
Ces quatres nouvelles inspirées par les chansons d'Alain Bashung sont à découvrir : chacun pourra y trouver son bonheur. L'oeuvre de Bashung suggère aux écrivains des textes sombres, noirs, mélancoliques. C'est vrai qu'on ne peut pas dire que le chanteur interprétait des bluettes légères. C'est une très belle idée d'avoir demandé à des auteurs d'écrire sur ce thème, en tant qu'amateur de l'artiste, j'ai eu énormément de plaisir à lire ces nouvelles. Une toute petite préférence pour les deux premières citées, mais les deux autres sont très bien également. Le conseil ? lisez les quatre !

Le Blog de Yv...
http://lyvres.over-blog.com/

Coffret Bashung, lyvres.over-blog, décembre 2011

Quatre auteurs s'inspirent des textes d'Alain Bashung pour écrire des nouvelles. Ceux qui viennent me lire de temps en temps savent mon admiration pour cet artiste depuis son album intitulé Novice (de 1989), après le succès de Gaby. Je ne pouvais donc que lire ces textes parus chez l'Atelier In8 (que l'on peut avoir en coffret de 4 ou chacun séparément).
Le jour où je suis mort
, de Claude Chambard
, inspiré de La nuit je mens, de Samuel Hall et de Jamais d'autre que toi de Bashung est une nouvelle très inspirée des écrivains états-uniens Jim Thompson ou Steinbeck, par exemple. L'atmosphère est poussiéreuse, miséreuse, alcoolisée et religieuse. (...) L'écriture est formidable qui oscille entre phrases courtes, percutantes et d'autres beaucoup plus longues comme celle-ci : "Je rêve d'abricots & de ciboulette, de groseilles, de tisanes de serpolet, de jasmins jaunes, de tilleul, de chrysanthèmes & d'oranges sanguines qu'on m'écrase sur le visage, dont la pulpe épaisse m'étouffe, dont le jus rouge dégouline sur moi, m'ensanglante." (p.22)
Croiser les méduses
, Éric Pessan
qui sample Gaby, oh Gaby, La nuit je mens, Aucun express. Beaucoup plus onirique, une écriture que je peux qualifier de la même manière que pour la nouvelle précédente : formidable. (...) Beaucoup de poésie, de sensualité, de désir. Rien à dire de plus, à part peut-être, excellent.

Nage entre deux eaux
, de Jérôme Lafargue
qui parle de Bleu pétrole : "Je ne dirai pas que Bleu pétrole m'a sauvé, non, il faut être honnête, ce qui m'a sauvé, c'est le bruit de la dizaine de CD balancés à terre par Jed une nuit de septembre." (p.7) Un jeune homme de bonne famille raconte comment il cotoie et fait les 400 coups avec une bande de zonards. Nouvelle noire, rapide qui reprend les thèmes inhérents au genre et bien agréable à lire. (...)
Où vont les vaisseaux maudits ?,
de Marie Cosnay
qui déjà dans le titre reprend les paroles d'Angora. Très onirique, pas ancrée dans le réel, et donc assez différente des autres nouvelles. (...) Difficilement racontable, il faut se laisser porter par le rythme, l'écriture et l'histoire.
Ces quatres nouvelles inspirées par les chansons d'Alain Bashung sont à découvrir : chacun pourra y trouver son bonheur. L'oeuvre de Bashung suggère aux écrivains des textes sombres, noirs, mélancoliques. C'est vrai qu'on ne peut pas dire que le chanteur interprétait des bluettes légères. C'est une très belle idée d'avoir demandé à des auteurs d'écrire sur ce thème, en tant qu'amateur de l'artiste, j'ai eu énormément de plaisir à lire ces nouvelles. Une toute petite préférence pour les deux premières citées, mais les deux autres sont très bien également. Le conseil ? lisez les quatre !

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Le Jour où je suis mort, lyvres.over-blog, décembre 2011

Quatre auteurs s'inspirent des textes d'Alain Bashung pour écrire des nouvelles. Ceux qui viennent me lire de temps en temps savent mon admiration pour cet artiste depuis son album intitulé Novice (de 1989), après le succès de Gaby. Je ne pouvais donc que lire ces textes parus chez l'Atelier In8 (que l'on peut avoir en coffret de 4 ou chacun séparément).
Le jour où je suis mort
, de Claude Chambard
, inspiré de La nuit je mens, de Samuel Hall et de Jamais d'autre que toi de Bashung est une nouvelle très inspirée des écrivains états-uniens Jim Thompson ou Steinbeck, par exemple. L'atmosphère est poussiéreuse, miséreuse, alcoolisée et religieuse. (...) L'écriture est formidable qui oscille entre phrases courtes, percutantes et d'autres beaucoup plus longues comme celle-ci : "Je rêve d'abricots & de ciboulette, de groseilles, de tisanes de serpolet, de jasmins jaunes, de tilleul, de chrysanthèmes & d'oranges sanguines qu'on m'écrase sur le visage, dont la pulpe épaisse m'étouffe, dont le jus rouge dégouline sur moi, m'ensanglante." (p.22)
Croiser les méduses
, Éric Pessan
qui sample Gaby, oh Gaby, La nuit je mens, Aucun express. Beaucoup plus onirique, une écriture que je peux qualifier de la même manière que pour la nouvelle précédente : formidable. (...) Beaucoup de poésie, de sensualité, de désir. Rien à dire de plus, à part peut-être, excellent.

Nage entre deux eaux
, de Jérôme Lafargue
qui parle de Bleu pétrole : "Je ne dirai pas que Bleu pétrole m'a sauvé, non, il faut être honnête, ce qui m'a sauvé, c'est le bruit de la dizaine de CD balancés à terre par Jed une nuit de septembre." (p.7) Un jeune homme de bonne famille raconte comment il cotoie et fait les 400 coups avec une bande de zonards. Nouvelle noire, rapide qui reprend les thèmes inhérents au genre et bien agréable à lire. (...)
Où vont les vaisseaux maudits ?,
de Marie Cosnay
qui déjà dans le titre reprend les paroles d'Angora. Très onirique, pas ancrée dans le réel, et donc assez différente des autres nouvelles. (...) Difficilement racontable, il faut se laisser porter par le rythme, l'écriture et l'histoire.
Ces quatres nouvelles inspirées par les chansons d'Alain Bashung sont à découvrir : chacun pourra y trouver son bonheur. L'oeuvre de Bashung suggère aux écrivains des textes sombres, noirs, mélancoliques. C'est vrai qu'on ne peut pas dire que le chanteur interprétait des bluettes légères. C'est une très belle idée d'avoir demandé à des auteurs d'écrire sur ce thème, en tant qu'amateur de l'artiste, j'ai eu énormément de plaisir à lire ces nouvelles. Une toute petite préférence pour les deux premières citées, mais les deux autres sont très bien également. Le conseil ? lisez les quatre !

Le Blog de Yv...
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Croiser les méduses, lyvres.over-blog, décembre 2011

Quatre auteurs s'inspirent des textes d'Alain Bashung pour écrire des nouvelles. Ceux qui viennent me lire de temps en temps savent mon admiration pour cet artiste depuis son album intitulé Novice (de 1989), après le succès de Gaby. Je ne pouvais donc que lire ces textes parus chez l'Atelier In8 (que l'on peut avoir en coffret de 4 ou chacun séparément).
Le jour où je suis mort
, de Claude Chambard
, inspiré de La nuit je mens, de Samuel Hall et de Jamais d'autre que toi de Bashung est une nouvelle très inspirée des écrivains états-uniens Jim Thompson ou Steinbeck, par exemple. L'atmosphère est poussiéreuse, miséreuse, alcoolisée et religieuse. (...) L'écriture est formidable qui oscille entre phrases courtes, percutantes et d'autres beaucoup plus longues comme celle-ci : "Je rêve d'abricots & de ciboulette, de groseilles, de tisanes de serpolet, de jasmins jaunes, de tilleul, de chrysanthèmes & d'oranges sanguines qu'on m'écrase sur le visage, dont la pulpe épaisse m'étouffe, dont le jus rouge dégouline sur moi, m'ensanglante." (p.22)
Croiser les méduses
, Éric Pessan
qui sample Gaby, oh Gaby, La nuit je mens, Aucun express. Beaucoup plus onirique, une écriture que je peux qualifier de la même manière que pour la nouvelle précédente : formidable. (...) Beaucoup de poésie, de sensualité, de désir. Rien à dire de plus, à part peut-être, excellent.

Nage entre deux eaux
, de Jérôme Lafargue
qui parle de Bleu pétrole : "Je ne dirai pas que Bleu pétrole m'a sauvé, non, il faut être honnête, ce qui m'a sauvé, c'est le bruit de la dizaine de CD balancés à terre par Jed une nuit de septembre." (p.7) Un jeune homme de bonne famille raconte comment il cotoie et fait les 400 coups avec une bande de zonards. Nouvelle noire, rapide qui reprend les thèmes inhérents au genre et bien agréable à lire. (...)
Où vont les vaisseaux maudits ?,
de Marie Cosnay
qui déjà dans le titre reprend les paroles d'Angora. Très onirique, pas ancrée dans le réel, et donc assez différente des autres nouvelles. (...) Difficilement racontable, il faut se laisser porter par le rythme, l'écriture et l'histoire.
Ces quatres nouvelles inspirées par les chansons d'Alain Bashung sont à découvrir : chacun pourra y trouver son bonheur. L'oeuvre de Bashung suggère aux écrivains des textes sombres, noirs, mélancoliques. C'est vrai qu'on ne peut pas dire que le chanteur interprétait des bluettes légères. C'est une très belle idée d'avoir demandé à des auteurs d'écrire sur ce thème, en tant qu'amateur de l'artiste, j'ai eu énormément de plaisir à lire ces nouvelles. Une toute petite préférence pour les deux premières citées, mais les deux autres sont très bien également. Le conseil ? lisez les quatre !

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Où vont les vaisseaux maudits ?, lyvres.over-blog, décembre 2011

Quatre auteurs s'inspirent des textes d'Alain Bashung pour écrire des nouvelles. Ceux qui viennent me lire de temps en temps savent mon admiration pour cet artiste depuis son album intitulé Novice (de 1989), après le succès de Gaby. Je ne pouvais donc que lire ces textes parus chez l'Atelier In8 (que l'on peut avoir en coffret de 4 ou chacun séparément).
Le jour où je suis mort
, de Claude Chambard
, inspiré de La nuit je mens, de Samuel Hall et de Jamais d'autre que toi de Bashung est une nouvelle très inspirée des écrivains états-uniens Jim Thompson ou Steinbeck, par exemple. L'atmosphère est poussiéreuse, miséreuse, alcoolisée et religieuse. (...) L'écriture est formidable qui oscille entre phrases courtes, percutantes et d'autres beaucoup plus longues comme celle-ci : "Je rêve d'abricots & de ciboulette, de groseilles, de tisanes de serpolet, de jasmins jaunes, de tilleul, de chrysanthèmes & d'oranges sanguines qu'on m'écrase sur le visage, dont la pulpe épaisse m'étouffe, dont le jus rouge dégouline sur moi, m'ensanglante." (p.22)
Croiser les méduses
, Éric Pessan
qui sample Gaby, oh Gaby, La nuit je mens, Aucun express. Beaucoup plus onirique, une écriture que je peux qualifier de la même manière que pour la nouvelle précédente : formidable. (...) Beaucoup de poésie, de sensualité, de désir. Rien à dire de plus, à part peut-être, excellent.

Nage entre deux eaux
, de Jérôme Lafargue
qui parle de Bleu pétrole : "Je ne dirai pas que Bleu pétrole m'a sauvé, non, il faut être honnête, ce qui m'a sauvé, c'est le bruit de la dizaine de CD balancés à terre par Jed une nuit de septembre." (p.7) Un jeune homme de bonne famille raconte comment il cotoie et fait les 400 coups avec une bande de zonards. Nouvelle noire, rapide qui reprend les thèmes inhérents au genre et bien agréable à lire. (...)
Où vont les vaisseaux maudits ?,
de Marie Cosnay
qui déjà dans le titre reprend les paroles d'Angora. Très onirique, pas ancrée dans le réel, et donc assez différente des autres nouvelles. (...) Difficilement racontable, il faut se laisser porter par le rythme, l'écriture et l'histoire.
Ces quatres nouvelles inspirées par les chansons d'Alain Bashung sont à découvrir : chacun pourra y trouver son bonheur. L'oeuvre de Bashung suggère aux écrivains des textes sombres, noirs, mélancoliques. C'est vrai qu'on ne peut pas dire que le chanteur interprétait des bluettes légères. C'est une très belle idée d'avoir demandé à des auteurs d'écrire sur ce thème, en tant qu'amateur de l'artiste, j'ai eu énormément de plaisir à lire ces nouvelles. Une toute petite préférence pour les deux premières citées, mais les deux autres sont très bien également. Le conseil ? lisez les quatre !

Le Blog de Yv...
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La Digue, Babelio, décembre 2011

Attention, parce que danger au détour de chaque paragraphe. En quelques pages, chaque nouvelle nous transporte dans l'étrangeté d'un monde brumeux et kafkaïen où les remords souvent évoqués font la part belle au fantastique. On se retrouve parfois comme un enfant perdu dans un cauchemar cohérent. Chaque texte est comme un conte de terreur sans effets spéciaux, proche des histoires de Tanizaki et d'Abê Kôbô en mélangeant les deux, avec le réalisme de l'un et la folie de l'autre. Sans nulle doute qu'il les a inspirés tous les deux. La nouvelle "les lézards", dans ce cirque avec l'ours et le taureau, est un grand moment à la fois de poésie et de cruauté. Dans chacune des dix histoires, le crime est latent, et, comme chaque texte est narré à la première personne, l'empathie lecteur-acteur est d'autant plus forte, à tel point qu'au terme de chaque récit, on a peur de se regarder dans un miroir.
Uchida Hyakken, écrivain réputé et estimé dans la première partie du XXième siècle, n'a désiré publier son oeuvre qu'à compte d'auteur. Il a été un professeur adulé par plusieurs générations d'élèves, à tel point qu'il est devenu le personnage principal du dernier film de Kurosawa. Avec "la Digue", c'est la première fois qu'il peut être lu en français.
Yan Thirion
www.babelio.com

Microfrictions, Le blog de Yv, janvier 2012

Selon l'éditeur, une microfrition "c'est une histoire ultra courte (elle tient sur une carte postale) pleine de malice, voire de l'humour grinçant". C'est donc un recueil tout à fait original que j'ai ouvert récemment : des histoires écrites sur de vraies cartes postales illustrées. C'est vraiment très bien. D'abord parce que le texte est comme le dit l'éditeur drôle et grinçant, mais aussi décalé, pas banal, construit comme une nouvelle avec une chute réduite à une phrase ou un mot. Ensuite, les illustrations sont très différentes les unes des autres : certaines un peu kitsch, d'autres plus modernes, actuelles, drôles, enfantines ou pour adultes, ... Et enfin, pour peu que vous ayez des enveloppes, eh bien vous pouvez en faire profiter belle-maman, un enfant, une vieille tante ou encore un(e) fiancé(e) ou toute autre personne de votre choix. Il y en a pour tous ! Voici, juste pour donner envie -et peut-être deviner les futurs heureux destinataires de vos missives- les premières phrases de 5 microfrictions :

"Je ne sais pas si je suis un vrai con ou si je fais ça pour le bonheur des gens."

"Je suis arrivé à l'usine avec le fusil. J'ai l'intention d'en finir avec Gégé."

"Je n'ai pas envie de me foutre en l'air sur la Harley."

"Depuis que je pratique l'escalade, je n'ai de pensée que pour la fermeture éclair."

"Chaussettes humides à la main, je me tire à toute vitesse avant que les flics ne rappliquent."

 

Yves Mabon, Le blog de Yv...

http://lyvres.over-blog.com

Balada Flamenca, Alborea, janvier 2012

El fotógrafo  Jean-Louis Duzert dejo patente en este libro su amor por el flamenco y su innegable talento para capturarlo en una imagen. Auspiciado por el Conseil Général des Landes, este volumen con textos en francés, español e ingles contiene un amplio número de fotografías del artista, además de textos en los que se desvelan los porqués de su pasión por el arte jondo. La letra impresa dedica especiales apartados a artistas como Camarón, Rocío Molina o Chocolate, mientras que a través de las imagines se encuentran instantes de arte, de compás, de jondura, en los que aparecen las grandes figuras del flamenco. A través de su cámara, capta la expresión, la gestualidad y el movimiento que tanto la habían impresionado cuando descubrió, en 1998, en el Festival de Mont-de-Marsan, "un mundo que tocó mi sensibilidad". Jean-Louis Duzert sabe cómo mirar los detalles y, lo mas importante, sabe transmitirlos. En este libro todos estos aspectos quedan de manifesto.

 

Alborea

Venus Atlantica, Pandemonium littéraire, janvier 2012


Emmanuelle Urien dont j’avais déjà dit beaucoup de bien pour « Tous nos petits morceaux », son dernier recueil de nouvelles sorti il y a quelques mois, réussit avec « Vénus Atlantica » une jolie nouvelle érotique. L’action se passe à Biarritz où un homme va en vacances tous les ans avec sa femme et sa fille. Tourmenté par son désir pour les belles naïades surfeuses au corps bronzé et musclé, il est contraint de détourner le regard et de rester sur le ventre sur sa serviette de plage… Car monsieur est un homme fidèle et de haute moralité, d’ailleurs il est policier c’est dire… Les années se suivent et se ressemblent jusqu’à cet été où il vient seul, ayant eu le courage de divorcer. A lui les belles surfeuses ! Elles se succèdent, femmes libres et ayant envie de relations passagères et de moments de plaisirs sans contraintes. D’une il finit par tomber amoureux : Dora, fascinée qu’elle est par son arme de service…    L’écriture d’Urien est précise, réaliste, sensuelle, parfois crue, sans pour autant oublier d’être belle et poétique.Ce petit livre (à petit prix) est également disponible en coffret, vendu avec trois autres nouvelles érotiques.

Marianne Desroziers

http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/

coffret-bashung-des-trains-a-travers-la-plaine
Collection porte à côté
Osez Bashung!

Un collectif dédié au chanteur Alain Bashung, celui qui a inspiré le titre du dernier roman de Delphine de Vigan.

Et si l'homme de la rentrée littéraire n'était autre qu'Alain Bashung? Non content d'inspirer son titre au dernier roman de Delphine de Vigan (Rien ne ...

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