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Les critiques

Code-barre, Sud Ouest dimanche, novembre 2009

Un zoom saisissant

Quand on aime la littérature policière, on ne refuse pas les gourmandises de l'Atelier In8. Le talent de Mouloud Akkouche nous glisse en quelques pages un zoom saisissant sur le destin d'un homme blessé, assisté social plein de rage qui parcourt les allées d'une grande surface. Une femme au smmet capture l'image sur l'écran de surveillance. Ils se sont connus dans une autre vie. Peuvent-ils se retrouver ?

Code-barre, encres-vagabondes.com, septembre 2009

Une écriture efficace pour exprimer les émotions et dénoncer aussi les fonctionnements bien étranges de la société qui prétend aider les défavorisés de la vie mais ne le fait qu’à moitié.
Brigitte Aubonnet

Coffret Des plumes et du goudron, Le Nouvel Observateur, avril 2009

Au risque d'être accusé de «publicité, directe ou indirecte» pour un produit toxique qui, en plus d'incommoder votre voisinage, «tue», «nuit gravement à votre santé» et «contient du benzène, des nitrosamines, du formaldéhyde et du cyanure d'hydrogène», il est grand temps de recommander la lecture d'un petit coffret contenant «quatre histoires de clope», intitulé "Des plumes et du goudron" (éd. Atelier in 8). Y figure notamment une nouvelle de Francis Mizio qui, comme le savent ceux qui ont suivi son blog Vis comica, est à la fois un des plus drôles et des plus anxiogènes de nos écrivains contemporains. Dans "Arrêtez d'arrêter" (4 euros, moins cher qu'un paquet de Chesterfield), après «les réunions de vie civile» et «l'assemblée de la cellule écologique», un personnage suit dans la plus grande clandestinité un «stage d'aide à la réappropriation tabagique». Grâce au ciel, et aux hommes, les caméras de surveillance surveillent. C'est, enfin débarrassé du Fléau, le meilleur des mondes comme si vous y étiez.

Coffret Des plumes et du goudron,Télérama.fr

C’est un petit coffret renfermant un trésor incandescent, quatre histoires de clope… Attention ! Savez-vous qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics ? En parler, écrire sur, pas encore, quoique, on ne sait jamais vu les temps qui courent cul par-dessus tête. Voyez ce pauvre Tati, qui osait encore s’afficher la pipe au bec, un vrai hors-la-loi. Pan ! on la lui a coupée net… Il a échappé de justesse à la garde à vue, car, sur son petit vélo, il trace plus vite que les gens d’armes. J’en reviens au coffret trésor, intitulé Des plumes et du goudron, publié aux éditions In8, collection « La Porte à côté ».
A lire pour le plaisir et l’insolence :
La Maison de Guillaume,
de Jean-Paul Basly
Une blonde au bord des lèvres,
d’Yves Coup
Romeo y Julieta,
de Jakuta Alikavazovic
et Arrêter d’arrêter, de Francis Mizio, les aventures d’un type qui essaie d’arrêter, suit des stages pour arrêter et… ne s’arrête pas vraiment.
Il dit : « Ce furent les retrouvailles avec un moment extraordinaire. J’avais conscience de ce que j’étais en train d’accomplir : en fumant cette cigarette, je disposais de mon propre corps, je faisais le choix de ma santé, et au-delà, usant d’une liberté renaissante, je passais dans le camp de la différence, de la subversion, de l’anormalité. »
Je vote Mizio ! Je vote pour ses copains aussi ! Je vote pour la liberté ! Mais il n’y a pas d’élections pour ce genre de choses. Heureusement, il y a des livres… pas encore partis en cendres.
Ce blog est tout particulièrement destiné à Berny, pour l'encourager… à arrêter !
A tous (sauf les bandits & cie) : respirez ! lisez !

Martine Laval

Coffret Jazz quartet, Citizen Jazz, juillet 2008

« Faire swinguer les mots et composer 4 histoires » Le pari est réussi. L’écriture est simple, vive et pleine de références. Jean Colombier, dans Le cantique de Billie, utilise comme fil rouge le « What A Moonlight Can Do ». Mystique et religieuse, l’atmosphère de l’abbaye où un mystérieux moine semble habité par cette chanson est propice au suspense de ce mini-Nom de la rose. Emmanuelle Urien, dans Jazz Me Down, utilise un procédé efficace en instaurant un dialogue à sens unique entre un jaloux toulousain et son ex-compagne de chanteuse qui repose sur les paroles des standards de jazz. Marc Villard faire revivre Django et son univers gitan, ses bas-fonds, ses codes d’honneur et la grâce qu’apporte parfois cette musique à de pauvres brutes sanguinaires. Enfin, Jacques Boutinet, dans Old Tramp Ramble, brosse une critique sociale contemporaine à travers les yeux d’un vieil amateur de jazz tombé en déchéance.

Coffret Jazz quartet, Jazz de Belgique, août 2008

Un vrai coup de coeur (…) Quatre façons de lire du jazz, quatre auteurs qui nous offrent leur vision... c'est inspiré, mélancolique, parfois humoristique... c'est du jazz, et toujours du jazz ! (…) Saluons les éditions Atelier In8 pour cette superbe initiative !
Bulletin de la Maison du Jazz de Belgique

Coffret Jazz quartet, Lettres d’Aquitaine, octobre 2008

Quatre textes dans lesquels on retrouve les grands ingrédients du jazz, le rythme bien sûr, les boîtes (et donc la nuit et bien souvent l’alcool), et surtout les standards intemporels. Dans Jazz Me Down, d’Emmanuelle Urien, I Put a Spell on You (et bien d’autres) accompagne l’implosion d’un couple. Tiger Rag et Old Man River marquent les souvenirs de jeunesse d’un « chevalier du pavé » dans Old Tramp Ramble de Jacques Boutinet. What a Little Moonlight Can Do se mêle au cantique de Siméon au coeur d’une abbaye dans Le Cantique de Billie, de Jean Colombier. Enfin, ce sont Manoir de mes rêves et Impromptu qui résonnent dans Django, de Marc Villard, qui place un tueur à gages sur la route du célèbre manouche.

Coffret Travelling, Télérama, septembre 2009

J’ai lu un truc merveilleux…

Je suis allée vers ce texte avec quelque chose comme prémonition – pressentiment – intuition ?
J’y suis allée comme ça, comme toujours. A chaque fois, c’est une petite aventure, une petite découverte. Soyons sérieux : je n’y joue pas ma vie, hein ! C’est juste un titillement, un petit désir, tout ténu, qui pointe son nez. Pourquoi celui-là plus qu’un autre ? Je ne sais pas. Le hasard ? Le hasard n’existe pas. Je dirai plutôt la rencontre.
J’ai donc lu un truc merveilleux.
Fin du suspense, je vous dis : Ce petit livre s’intitule La voie ferrée. Il est signé : Olivier Deck. Il est publié par Les éditions de l’atelier In8. Si vous avez envie de découvrir des écritures, par ici la sortie : www.atelier-in8.com C’est l’histoire d’un homme qui, bientôt, n’aura plus d’histoire. Plus d’existence. On (la modernité, une administration quelconque…) lui dit : allez, hop, pour toi c’est fini, tu ne peux plus vivre là-haut tout seul sur ton plateau. Y a plus de boulot pour toi. Gaspar toute sa vie a entretenu avec son cheval la voie ferrée qui relie le plateau au bourg. Plus de mines, plus d’extractions, les wagons sont vides, inutiles. Et puis une étrange maladie frappe la région. Faut se débarrasser des animaux. C'est pas la grippe trucmuche dont on nous assomme, mais ça lui ressemble. Gaspar, le docile, le tranquille, n’a pas d’autre choix. Il doit se séparer de son cheval, son camarade de boulot, pendant de si longues années.
Je ne vous dis rien d’autre. C’est une histoire qu’il faut lire et relire, pour bien s’imprégner de l’écriture, gracile, pour bien  se révolter contre les décisions arbitraires, le lavage de cerveau, la déhumanition du monde. Au fait, cette histoire fait à peine trente pages. Trente pages, et ça suffit pour vous remuer les tripes, et bizarrement, vous donner des coups de tendresse. Je dis des coups de tendresse parce que l’on n’a plus l’habitude d’en recevoir, de ces coups-là. Alors, forcément, c’est violent, tout cette tendresse qui déborde.

Si vous n’aimez pas les histoires courtes, que l’on appelle nouvelles, je ne peux rien pour vous. Sinon vous dire que vous ratez quelque chose.

En prime, un poème de Verlaine. D’un texte à l’autre, toujours. Ceux qui liront La voie ferrée, comprendront. Les autres, il leur manquera quelque chose…

Je suis venu, calme orphelin,
Riche de mes seuls yeux tranquilles,
Vers les hommes des grandes villes :
Ils ne m'ont pas trouvé malin.

A vingt ans un trouble nouveau
Sous le nom d'amoureuses flammes
M'a fait trouver belles les femmes :
Elles ne m'ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi
Et très brave ne l'étant guère,
J'ai voulu mourir à la guerre :
La mort n'a pas voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ?
Qu'est-ce que je fais en ce monde ?
Oh! vous tous, ma peine est profonde :
Priez pour le pauvre Gaspard !

Merci Olivier Deck. Merci Verlaine.

Que les bandits & cie aillent au diable !

Martine Laval
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et après l'entracte, voilà le deuxième épisode (publié le 29 septembre):

Mais j’ai en encore à lire, des trucs merveilleux. Et vous aussi par la même occasion !
Hier, je ne vous ai pas tout dit. La Voie ferrée, d’Olivier Deck – le truc merveilleux –, fait partie d’un joli petit coffret de quatre courts textes. Des trucs merveilleux à découvrir…
Il y a :
Habana, tangente, de Frédéric Villar
La Diagonale du square, d’Anne-Marie Garat
Allée des artistes, de Claude Chambard.

Les éditions de l’Atelier In8 appellent cela des « courts métrages littéraires ». Ce n’est pas du marketing, un mot chouette pour faire choc, une phrase clic pour faire la claque.
C’est du vrai. Des « travellings » sur notre monde alentour. Sur ce, adios l’ordinateur, vive le papier ! Je m’en vais chercher les merveilles.
Infos : www.atelier-in8.com A tous (sauf les bandits & cie) : vaillance !

Martine Laval

Dolce vita, Sud Ouest dimanche, décembre 2006

Il est également fortement conseillé de lire l'esclavage au temps des Romains vu par Hubert Monteilhet avec son admirable propension à retourner l'Histoire comme un gant.

Enfance, Jeune Afrique/L'Intelligent, décembre 2006

En quelques pages sensibles mais jamais larmoyantes, Fantah Touré livre un joli conte.
coffret-jazz-quartet
Collection porte à côté
Un coffret de quatre livres qui font vibrer les mots et le jazz.

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